
J'explore le même univers dans tous mes billets depuis la fin d'octobre.
J'ai parlé notamment
- de Havre-Saint-Pierre qui a perdu son titre de capitale de la Côte Nord, son évêcher, son couvent et plusieurs vestiges du passé qui faisaient l'envie des environs;
- de ma soeur Nicole décédée en 1957 de la grippe asiatique, une grippe de souche H1N1;
- de ces monuments, ces valeurs et vestiges du passé disparus aussi comme si on les avaient enterrés;
- ces vastes étendues de la Côte Nord sous le pic des pelles mécaniques;
- du cimetière où sont enterrés, côte à côte pour l'éternité: Nicole, mon père, ma mère et son ennemie juré, si on peut dire;
- des Croix Blanches, cette compositions de Gaële sur les soldats morts au champs d'honneur presque sans avoir commencé à vivre;
- de ce cimetière des Anciens où les morts ont disparu d'une certaine façon.
Village St-Siméon,
Comté Charlevoix

Dans presque tous les villages du Québec, l'église était une des premières habitations. Puis il y avait des hôpitaux, des écoles, des couvents. Un peu plus tard, il y avait immanquablement des Caisses Populaires pour compléter le décor. La nature humaine étant ce qu'elle est, il fallait aussi prévoir un espace pour enterrer nos morts. Tout village qui respecte possède tout ça.
Havre-Saint-Pierre n'avait pas de route pour être relié au reste du Québec avant 1967. Tout ça n'avait pas empêcher d'y ériger un environnement à faire rougir bien des villages. Où sont donc les vestiges de cette époque.
Fred Pellerin
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On m'a raconté qu'un jour, il y a quelques dizaines d'années, le village a eu un curé tout neuf, comme dirait Fred Pellerin. Le curé, c'était un des personnages les plus respectés de la communauté. Le curé en question, à ce que l'on m'a dit, voulait moderniser Havre-Saint-Pierre. Il fallait démolir les vieilles constructions datant du début du siècle, y compris l'église, l'édifice de l'évêcher qui avait été transféré, du couvent qui ne servait plus. En démolissant l'église, on a eu toute sorte de surprises. On a même dévouvert des ossements humains. Vous comprendrez que j'ai été un peu bouleversé par toutes ces confidences. Je n'ai pu m'empêcher de demander si le curé avait des amis dans la construction. Tout rebâtir n'était pas une mince affaire. Comme réponse, j'ai eu quelques sourires et ce mot: C'est ce que quelques uns se sont demandés. Mais personne n'osait critiquer ouvertement monsieur le curé.
Avez-vous remarqué comme plus ça change plus c'est pareil. Ce n'est pas d'hier qu'il y a des histoires louches autour de l'industrie de la construction.



























