dimanche 28 juin 2009

Le dernier train

Suite du billet précédent
Encore une fois, après avoir terminé mon billet, celui-ci, j'ai été renversé par le hasard. J'ai eu le goût de réécouter la composition de mon fils Jipé, Dans l'Azur. J'ai été frappé par le thème et le symbole des trains (de métro) encore présents. Pour écouter le vidéoclip, cliquez sur Dans l'Azur. J'ai souvent l'impression de faire partie d'une toile tissée d'avance. Tout a un sens qu'il nous reste à découvrir.

Yves, l'aîné de la famille, en compagnie de ma soeur Nicole

Je sais. C'est la 4è fois que je présente cette photo. J'ai aussi souvent fait allusion aux derniers instants de Nicole.

J'ai deux bonnes raisons d'y revenir. D'abord, c'est pour le bénéfice de ceux qui ont manqué les billets précédents. Ensuite, c'est pour aider à comprendre mon intérêt pour le sujet que je me prépare à aborder: le cerveau et la pensée.

Un des tableaux que j'avais faits à la main
pour illustrer mon travail, en 1964

(sourire)
Cliquez
J'ai presque toujours essayé de comprendre si l'un pouvait exister sans l'autre. Plusieurs billets de mon blogue témoignait déjà de mon intérêt. C'est en relisant un travail que j'ai fait au collège en 1964 que j'ai réalisé jusqu'a quel point ce sujet me préoccupait depuis longtemps, sous le même angle. Les derniers instants de la vie de Nicole (11 ans) demeurent un mystère et une grande source de réflexions.

Septembre 1957: début de mon cours classique au séminaire de Saint-Hyacinthe. Un mois plus tard, tous les collèges et toutes les écoles sont fermés à cause d'une pandémie. Tous les enfants de notre famille étaient pensionnaires chez les religieux ou les religieuses.

J'avais 13 ans, Nicole 11 ans
Patro de St-Hyacinthe 1957
Yves et moi, étions pensionnaires chez les religieux Saint-Vincent-de-Paul au patro de Saint-Hyacinthe. Mais, à cause de l'épidémie de grippe asiatique, j'étais allé vivre avec ma mère à son appartement. Yves était resté à l'infirmerie du patro, trop fiévreux pour sortir.

Pour moi, demeurer avec ma mère, dans son logement, c'était comme le paradis. Je n'avais jamais connu un tel bonhneur, un privilège que j'étais le seul à connaîre dans la famille à ce moment. Même les choses les plus simples deviennent comme de vrais trésors si on a eu le temps de les désirer.

Micheline, Maman, Nicole (Noël 1956)
Au début d'octobre, Nicole, Micheline et Michel avaient bénéficié de la sortie du dimanche. Un vrai party. Nous en avions profité royalement. Nicole était particulièrement de bonne humeur. Elle qui avait la réputation d'être sage, elle s'était permise un peu de dissipation. Elle jouait à la trempoline en sautant sur le lit de ma mère. Imaginez! Moi qui ne donnais normalement pas sa place pour la turbulence, j'étais scandalisé. Ma mère était plus tolérante pour ce genre de choses.

Deux jour plus tard, alors que ma mère se préparait à aller travailler à la pharmacie de l'hôpital, le téléphone sonna. J'étais seul avec ma mère. Je me souviendrai toujours de sa réaction lorsqu'on lui apprit que ma soeur Nicole venait d'être transportée d'urgence en ambulance à cause d'un excès de fièvre.

Je revois encore ma mère, un trémolo dans la voix, tremblant de tous ses membres. J'étais attristé mais loin d'être conscient de l'ampleur du drame qui se préparait. J'allais vite le réaliser.

Dès le lendemain, j'ai su que la vie de Nicole était en danger. Je suis allé retrouver Yves à l'infirmerie du patro. Il était encore fiévreux. J'ai eu la mission de lui faire comprendre qu'il n'avais pas le choix. Il devait venir visiter Nicole à l'hôpital.

Hôpital Saint-Charles, Saint-Hyacinthe, 1957
La pédiatrie était à gauche au 1er étage

L'histoire n'est pas gaie, j'en conviens. Mais elle m'a donné l'occasion de découvrir, entre autres, les ressources insoupçonnées qui peuvent se déclencher en nous dans les pires situations. J'en étais conscient à chaque instant. Que l'on appelle ce phénomène de l'adrénaline, un ange gardien, un instinct de survie, je ne peux m'empêcher d'être impressionné par cette merveille que nous sommes. J'ai toujours été frappé par ce phénomène dans les pires situations.

Et, si terribles soient-elles, on peut trouver un sens à de telles épreuves. J'ai bien dit on peut. Ma mère n'aurait certainement jamais pu y arriver.

Pierre E. Trudeau,
ancien premier ministre du Canada

Comme père, malgré ce que je viens de dire, j'aurais possiblement flanché. Affronter ses épreuves, c'est une chose. Porter la souffrance de quelqu'un qu'on aime, c'en est une toute autre. Perdre un enfant aussi. Je ne peux m'empêcher de penser à tous les êtres humains qui vivent de tels drames tous les jours. Justin Trudeau disait que son père Pierre E. Trudeau n'a jamais pu comprendre que Dieu lui ait enlevé son fils. Il était très croyant, lisait la bible à ses enfants. Il disait: C'est moi qu'il aurait dû venir chercher.

Le pire, c'est que, derrière ces drames, il y a souvent de la bêtise humaine. On forme des kamikazes, des enfants-soldats. On enlève des enfants pour les vendre, les prostituer. Beaucoup de vies s'arrêtent aux portes de l'enfance, même si elles semblent en franchir la frontière, en apparence.

On recrute même au primaire des toxicomanes dont le cerveau sera déréglé pour la vie avant la fin de l'adolescence. L'homme peut courrir lui-même à sa propre perte, sans l'aide de Dieu.

Il y a des dictatures où l'on tue de jeunes adultes qui ne demandent que le droit de rêver.

À suivre...

vendredi 26 juin 2009

Le quai de la gare


C'est impressionnant une gare. Celle que vous voyez, ce n'est pas une image que j'ai choisie par hasard. C'est la gare de St-Hyacinthe. Tous les mois, durant mon enfance, nous y prenions un train pour la même destination, avec la même émotion.

Il me semble encore entendre le sifflement du train, le bruit des roues de métal sur les rails. Presque trop jeunes pour comprendre dans toute som ampleur le drame qui se jouait, nous revivions chaque mois le même déchirement, la même douleur dans le coeur de ma pauvre mère. Nous prenions le train pour visiter Manon, la plus jeune de mes soeurs. Chaque fois, c'était comme un nouveau deuil. Il me semble revivre la tristesse qui planait dans l'air. Manon ne s'appelait plus Manon. Elle avait reçu un nouveau nom et un nouveau prénom, comme pour mieux marquer la cassure.

Sur le quai de cette même gare, il y a cette photo de ma soeur Nicole avec Yves, d'un an mon aîné.

Elle avait pris trop tôt le dernier train, suite à la grippe asiatique de 1957. Je ne peux voir de gare sans y penser. C'est triste une gare. Pourtant, je sais bien que nous aurons tous un dernier train à prendre un jour ou l'autre.

Le plus ironique, c'est que ce n'est qu'après notre départ que nos proches prennent la mesure de ce que nous représentons pour eux. Le décès de Michael Jackson n'a pas fait exception. Il est parti trop vite, trop bêtement. Et on pleure. On ne trouve plus le qualificatifs assez forts. Certains vont même jusqu'à prétendre que c'est le chanteur du millénaire qui vient de s'éteindre. On se calme!

Je ne peux m'empêcher de citer à nouveau un fait vécu.
Il y a fort longtemps, j'avais été à la messe avec mon jeune fils, aujourd'hui auteur-compositeur-interprète comme plusieurs jeunes de son âge. Il avait peut-être 6 ans. En sortant de l'église, Jean-Philippe, de son vrai nom, m'a dit: Papa, pendant toute la messe j'ai chanté à Jésus, dans ma tête, "Beat it" de Michael Jackson. Penses-tu qu'il a aimé ça?
Je lui répondu: C'est sûr. Il a dû tripper.
C'est beau une âme d'enfant.

Marguerite-Marie écrivait en commentaire suite à mon dernier billet: Aujourd'hui je commence à trouver que même ici en France on en fait un peu beaucoup à propos de M. Jackson...on entend des auditeurs pleurer et allant jusqu'à déclarer avoir autant de peine que s'ils avaient perdu un proche.

Ce commentaire est allé chercher dans ma mémoire un souvenir de 1962. Cette année-là, je suis allé voir un film qui m'a tellement impressionné que je me souviens encore du titre: Gigot. Je me souviens de l'acteur qui tenait le premier rôle: Jackie Gleason. C'est dire jusqu'à quel point l'histoire m'a marqué. Imaginez, j'ai vu le film une seule fois, en 1962 et je le raconte seulement de mémoire, au risque de me tromper un peu.

Gigot, c'est un peu le fou du village, celui que tout le monde accepte, mais qui dérange et fait peur parce qu'il est différent. Le plus grand passe-temps de Gigot, c'est d'aller à des funérailles, même s'il ne connait pas le défunt. Il pleure à chaque fois, ému.

Un jour il vole un morceau de pain pour le donner à une enfant. Toute une meute de villageois part à ses trousses, brandissant les points, des batons et bien d'autres instruments offensifs. Gigot perd pied et tombe dans une rivière. On le prend pour mort. On lui prépare des funérailles. Tout le monde pleure pendant l'homélie au cimetière. On se rappelle son bon coeur. Gigot n'était pas mort. Caché, il pleure en entendant tout le bien qu'on dit de lui. Puis, il sort de sa cachette et se montre le visage comme pour dire: Ne pleurez pas, je suis vivant!

Tout le monde repart à ses trousses de nouveau, les points au ciel en criant et injuriant Gigot. C'est ainsi que finit le film.

Cette situation, on la vit plusieurs fois dans sa vie. Même un départ crée un effet semblable. Après 4 décès en 2 jours (ne pas oublier Roméo Leblanc), voilà qu'un des anciens ministres les plus prometteurs quitte aussi le bateau. Les meilleurs finissent toujours par partir. Et c'est au moment de leur départ qu'on chante leur mérite.

Francçois l'égault était un modèle, mon idole politique. Il savait allier compétence, intégrité et efficacité. Pour moi, son départ est encore plus catastrophique que celui de Michael Jackson. C'est autre deuil à faire. Je ne vois personne pour combler le vide. François Legault a pris un billet aller seulement. Certains disent qu'il pourrait revenir pour une prochaine course au leadership.

Si on revient, après une longue absence, même ceux qui nous ont pleuré ne resentiront probablement pas l'émotion attendue. J'ai déjà connu des amis avec qui j'avais vécu des situations intenses pendant de nombreuses années. En les revoyant, j'ai souvent été surpris de voir jusqu'à quel point toute trace émotive avait disparu.

Le temps ne se rattrape pas. Il est difficile de retrouver ce qu'on a laissé derrière soi.Il faut le vivre intensément pendant qu'il est là. Seul le souvenir peut refleurir avec autant d'éclat. Il permet même d'embellir la réalité.

Sur le quai d'une gare, je préfère marcher sans me retourner.

Après avoir écrit ce billet, suite au Commentaire de Delphinium, j'ai réalisé encore une fois comment le hasard était curieux. Je remarque que mon fils Jipé touche des thèmes et des images qui me collent à la peau. Prenez, par exemple, son dernier vidéoclip tourné dans un train. Il est question de ce que j'appelerais le temps qui casse.

mardi 23 juin 2009

Pardonnez-leur Seigneur

Cliquez sur photo pour plus de détails

Pardonnez-leur Seigneur

... même s'ils savent ce qu'ils font.

Neda,

la jeune iranienne assassinée par la police.
!

Cette situation me touche encore, plusieurs jours après le fait.
Et quand je pense au nombre impressionnant d'humains qui vibrent en même temps au même diapason, je réalise qu'il y a là un phénomène plus grand que nature.

Farrah Fawcett
Cliquez sur la photo pour plus de détails.
La seule vraie justice sur terre se vit au dernier instant. À ce moment précis, nous devenons tous égaux. Après avoir écrit ces lignes, un autre événement tragique est venu ajouter du poids à ces mots.
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Michael JacksonTMZ

mardi 16 juin 2009

Le ciel et l'enfer

Aujourd'hui, c'était le bonheur total

Je me suis permis une petite marche pour regarder danser les goélans. Je ne ferai pas de longs discours. Je ménage mes énergies avant de partir quelques jours pour ma résidence de Sherbrooke.

Mais tout au long de la journée, j'ai ressenti un bonheur que je veux partager. Toutes les photos ont été prises cet après-midi, sur la rue où je loge. Je devrais parler de ruelle. Vous y reconnaîter la maison où j'habite.
Le reste du décors a été pris à quelques pas, au bout de la ruelle.



Pourquoi la vie ce n'est pas uniquement cette foule de petits bonheurs?.
Et dire que c'est au nom de Dieu qu'on crée l'enfer sur terre.
Il faut apprécier ce qu'on a,
être solidaires avec tous nos frères d'ici et d'ailleurs.
Cliquer sur la photo pour l'article complet


Cliquez Voir aussi vidéo au bas du texte

dimanche 14 juin 2009

Salle d'aisance plaisante

Aller à la toilette est en soi une activité bien ordinaire. On y va plus par nécessité que pour le plaisir. Mais, le hasard a voulu qu'il en soit autrement pour moi. Laure n'a pas la même chance. Je m'explique. Imaginez le décor que j'aperçois debout devant la toilette située au nord du 49è parallèle. J'éprouve toujours beaucoup de fièreté à m'y trouver, au garde-à-vous, pour une tâche essentielle à la vie.

Cliquer pour apprécier le paysage
Cliquez
De l'extérieur de la maison, vous pouvez apercevoir une lucarne qui situe l'emplacement de la toilette d'où on voit ce panorama exquis. C'est la partie gauche.

Vous conviendrez avec moi que l'endroit est charmant. Le hasard nous a aidés puisque Laure travaille avec la propriétaire des lieux et je vous avoue qu'à ce temps-ci de l'année, il es difficile de trouver un tel paradis à proximité de la mer. C'est comme des vacances tout l'été. La saison prend du temps à commencer. Mais depuis hier, c'est beau et chaud. Nous n'avons rien perdu pour attendre. J'en ai profité. Toutes les photos ont été prises hier, samedi le 14 juin 2009.

Nous n'avons qu'à faire quelques pas pour nous retrouver ici.
Laure n'a peut-être pas une aussi belle vue que moi à la toilette, mais elle a aussi ses visions célestes. Regarder comment l'hôtital est bien situé.
Cliquez Havre-Saint-Pierre, samedi le 14 juin 2009.
Vous voyez ces trois grandes fenêtres larges. C'est de l'une d'elle que Laure travaille. La semaine dernière, elle a vu une baleine de sa fenètre.

Moi, ça m'impressionne. La semaine dernière, j'ai appelé dans une institution financière à Sherbrooke. Je ne suis pas connu à cet endroit. Mais je devais prendre rendez-vous pour rejoindre quelqu'un de la parenté. Lorsque la réceptionniste m'a répondu, je lui ai demandé si elle voyait des baleines de sa fenêtre. C'est vrai. Je l'ai fait. Je lui ai parlé de la vue extraordinaire que j'avais de mon salon. On se sert des moyens qu'on a pour épater les mademoiselles qu'on ne connait pas.


La nature aussi a ses besoins naturels. Plusieurs menaces sérieuses pèsent sur elle. Cliquez sur le logo pour en savoir plus.

Il faut apprécier ce qu'on a et être solidaires avec ceux qui aspirent au mêmes privilèges que nous.

jeudi 11 juin 2009

Le matérialisme: une religion?

D’un point de vue empiriste, le matérialisme a incontestablement joué un rôle historique important dans le combat contre le dogmatisme religieux et la métaphysique, mais il doit éviter de se muer à son tour en une forme d’apriorisme, en imposant des contraintes arbitraires à la recherche de vérités empiriques sur le monde. Jean Bricmont - SPS n° 273, juillet-août 2006

Un de mes amis m'écrivait aujourd'hui:
J'ai horreur des balivernes stupides que véhiculent les religions contemporaines.
(...) Je ne crois pas au spirituel. Les esprits n'existent pas. Pourquoi alors en parler ou encore leur parler ?

La réalité est tellement simple. Nous retournons au néant, poussières d'étoiles.


Ce n'est pas un point de vue que je partage. Je respecte l'opinion de cet ami. Il a droit à ses idées. Et il nous arrive de nous taquiner sur le sujet. Il est sain de débattre d'une question en provoquant. C'est un art que Jacques Parizeau maîtrise à merveille. Et je l'admire. Je n'aime pas les gueules de bois.

Ceci étant dit, je reconnais que l'ami en question est un adepte du matérialisme. Mais pour moi, cette école de pensée se comporte comme les religions qu'ils attaquent. Quand cet ami écrit Les esprits n'existent pas, il a peut-être raison. On peut le penser. Mais il est impossible de le prouver scientifiquement.

Le texte de cet ami, fort brillant par ailleurs, est assez éloquent sur le fait de ne pas accepter des idées contraires aux siennes. Cette attitude reflète bien celle de ceux qui pensent ainsi. Pour eux, ceux qui croient en Dieu, en un dessein intelligent, sont dans l'erreur, pour ne pas dire stupides.

Les matérialistes croient souvent en des préceptes comme s'ils étaient des vérités d'évangile, leur évangile. Ceux qui ne pensent pas comme eux sont des être faibles, insécures, peu instruits, moins intelligents que la moyenne. Ils les jugent comme des êtres qui ne peuvent comprendre ce qui se passe autour d'eux et ont un besoin maladif d'être rassurés.

Selon eux, la théorie de l'évolution est un dogme absolu. Je crois aussi en ses fondements. Mais j'y mets des nuances et des hypothèses à vérifier.

Les matérialistes purs et durs ne croient pas dans le libre arbitre. Selon eux, on ne peut faire de choix. Tout est décidé à l'avance dans nos gènes à travers les molécules d'ADN qui ont la capacité de nous orienter pour leur survie. La sélection naturelle fait que seuls les plus forts survivent.

Selon eux, tout est inscrit dans le cerveau. Le cerveau n'est qu'une machine. C'est lui qui nous commande. Nous n'avons aucun pouvoir sur lui. C'est un peu ce que je prétendais dans mon travail au Collège sur Le cerveau et la pensée. Mais je ne mettais pas en cause l'idée d'une vie immatérielle après la vie. Dans ma tête, il n'y avait pas d'opposition. Je croyais en l'existence de phénomènes surnaturels, sans pouvoir affirmer quoique ce soit.

Les matérialistes ont la présomption de faire baser leurs connaissances sur la science, des preuves scientifiques rigoureuses et indiscutables. Or, je crois que beaucoup d'affirmations des matérialistes restent des hypothèses qui n'ont jamais été démontrées de façon scientifique. Au contraire, les nouvelles connaissances scientifiques viennent prouver que des affirmations des matérialistes sont fausses.

J'en donnerai des exemples assez éloquents dans un de mes prochains billets. Je vais aussi revenir sur le travail que j'ai fait sur Le cerveau et la pensée. J'irai le chercher la semaine prochaine. Je ne l'ai pas relu depuis que je l'ai remis en 1964 ou 1965. Je ne me souviens même pas de la note du travail.
Avant de penser au Ciel, organisons-nous pour rester les deux pieds sur terre.On ne peut ignorer les menaces qui pèsent sur elle. Il faut agir et vite. Sinon, nous saurons si Dieu existe plus vite que nous voulons. Faut pas se presser pour le savoir.

J'ai découvert un site très intéressant sur le sujet et je vous invite à prendre connaissance des dossiers chauds qui nous touchent de près.

Cliquer sur Dossiers chauds: impliquez-vous!

À suivre...

lundi 1 juin 2009

Les êtres les plus extraordinaires que...

L'abbé Gérard Phaneuf
Un des sujets les plus émotifs à aborder est celui de la religion. Ça se comprend. Le sujet ne peut laisser personne indifférent. Qu'on le veuille ou non, on ne peut s'empêcher de penser à ce qui va nous arriver au jour du dernier jour.
Mais le mot religion provoque et rebute. On a peur, on y pense, on ne veut pas y penser, on ne veut pas en entendre parler. On a eu de mauvaises expériences.

On déteste la manipulation, la domination, l'exploitation, la corruption, les lavages de cerveau. J'applaudis à toutes ces réactions. Je suis libre, libre de penser, libre de mes valeurs, mes croyances, libre de faire des choix. Au fil des ans, je suis devenu allergique moi aussi au mot religion. Je suis contre l'enseignement de toutes les religions.

Cliquez
Je suis contre pour plusieurs raisons. À l'âge où la pensée se structure, je crois qu'il faut une certaine cohérence. Comment faire pour distinguer ce qui est farfelu de ce qui ne l'est pas? Quand ma fille était au collège, elle avait eu à faire un travail sur le mouvement raëlien. Je la considère brillante. On lui reconnait un très bon jugement. On ne lui passe pas n'importe quoi. Et pourtant, elle accordait une crédibilité inquiétante aux raëliens qu'elle a rencontrés pour les fins de son travail.



Le seul intérêt que je vois à l'enseignement obligatoire de la religion, c'est au niveau de la culture et des arts. C'est essentiel pour bien les comprendre, les décoder. Qu'on pense aux cantiques, sculptures, peintures, églises, vases sacrés, symphonies, chants grégoriens, etc. Que d'oeuvres monumentales qui nous transportent. S'il fallait enlever tout ce qui est d'influence chrétienne dans les arts, c'est tout un pan de notre culture qui disparaîtrait.

La religion qui est la mienne est l'héritage des générations qui m'ont précédé depuis des millénaires. Elle véhicule leurs croyances, leur sagesse, leurs valeurs. Qu'on l'aime ou pas, elle a fortement influencé ce que nous sommes. Elle ne doit cependant pas être un carcan pour ce que nous serons demain.

Je fais donc une distinction entre religions et croyances religieuses, spirituelles ou mystiques. Je n'élimine rien. Mais j'accorde plus de crédibilité à certaines personnes qu'à d'autres.

Dans mon cas, j'ai eu de la chance. Comme tout le monde, j'ai connu des religieux méprisables. Mais il s'en est trouvé aussi, sur mon chemin, parmi les être les plus extraordinaires que j'ai connus. L'abbé Gérard Phaneuf en est un. Il se donnait entièrement, généreusement à tout ce qu'il faisait. Il nous communiquait la soif de connaître, raisonner avec rigueur.

C'était un vrai philosophe, un homme d'une grande rigueur intellectuelle. Je n'ai jamais connu une seule personne qui n'éprouvait pas le plus grand respect pour lui, sa pensée, ses idées.

C'est à lui, comme professeur de philosophie que j'avais à présenter mon travail majeur sur Le cerveau et la pensée. Le point de vue que je défendais alors était le suivant: notre cerveau est un super-ordinateur. Il est constitué de neurones qui emmagasinent l'information en créant de nombreux liens. La pensée n'est que le produits de composantes matérielles (physiques et chimiques).


Je me souviens des longues discussions que j'ai eues avec lui sur le sujet. Il ne partageait évidemment pas mon point de vue. Pensez-vous que j'ai changé d'idée depuis l'âge de 20 ans? J'ai encore le travail que j'avais fait à l'époque. J'ai l'intention de vous en présenter les grandes lignes et ce que j'en pense aujourd'hui, 45 ans plus tard.

À suivre...

vendredi 29 mai 2009

Mourir, c'est pas drôle?


La fin d'une vie, les funérailles, c'est pas drôle, sauf que...
j'ai toujours eu le sentiment qu'aucune circonstance ne pouvait être à l'abri du rire. Plus une situation est tragique, plus le rire peut nous permettre de survivre. Il y a des moments difficiles, presque au-dessus de nos forces. Il y a des larmes qu'il ne faut pas retenir. Il y a des rires nerveux tout aussi nécessaires.

Je vous ai déjà parlé du décès de ma grand-mère Ferland. Alors qu'on m'avait appelé à son chevet à l'imminence de son décès, je m'étais rendu à la mauvaise place. A l'hôpital, on m'avait dit qu'elle était au salon. Je n'en revenais pas de voir comment elle avait pris du mieux vite. Arrivé au salon, une préposée avait dit: Madame Ferland! Vous avez de la belle visite.

La dame s'était avancée en chambranlant, l'air méfiant, puis elle avait dit: C'est qui celui-là? Je le connais pas! Je trouvais que ma grand-mère avait bien changé avec la maladie. Ce n'était pas elle. L'histoire avait eu le don de faire rire toute la famille pourtant pas dans l'ambiance pour rire.

Deuxième anecdote:
L'année dernière, j'étais allé visiter un oncle et une tante à leur maison de campagne. Je me rappelais les bons moments passés avec eux dans mon enfance. Je me souvenais en particulier d'une fête où était présent un illustre personnage ami de la famille que j'appelerai Son Honneur LeTarte.

Je n'avais pas vu Son Honneur depuis des années. On m'a dit qu'il était décédé depuis longtemps. Dans ma tête, il avait toujours été parmi les meilleurs amis de cet oncle et cette tante que je visitais. J'ai vite compris que j'étais royalement dans l'erreur lorsque ma tante ma dit cette phrase tout à fait suave et révélatrice: Nous avons tenu à aller le voir au salon funéraire. Nous voulions être sûrs qu'il était bien mort.

Connaissant la réserve, la diplômatie de ma tante, je me suis permis de rire de l'événement autant que je le pouvais.

Le rire est essentiel à notre hygiène mental. On devrait pouvoir rire de tout, même de ce qui est le plus tabou. Mais je déplore qu'aujourd'hui, il y ait tant de domaines où on ne se donne plus le droit de rire. On se scandalise vite. On crie vite au racisme, à l'homophobie, au sexisme, etc.

Il y a des choses cependant que je prends toujours très au sérieux, ce sont les demandes de mon fils. Il m'envoie ceci à votre attention


On a fait que du vent
Le Balcon café-théâtre
304 Notre-Dame Est, Vieux-Montréal
Information, réservation et billetterie
(514) 528-9766 / 1-888-528-9766