l'une, c'est de faire comme si rien n'était un miracle.
L'autre, comme si tout l'était. (Albert Einstein)
Depuis quelques jours, j'avais une curiosité en tête. On ne peut nier que l'un des personnages les plus énigmatiques de l'histoire soit Jésus de Nazareth. La puissance de son message lui donne de la crédibilité. Son image fait le reste.
Tout naturellement c'est l'image transmise par la mini-série Jésus de Nazareth qui nous vient à l'esprit quand on pense. C'est la mini-série la plus écoutée de l'histoire. C'est une production de six heures réalisée par Franco Zeffirelli.
Et pourtant, c'est un simple acteur sans croyances particulières qui a interprété le rôle: Robert Powell. Il a dû prendre 3 mois pour entrer dans la peau du personnage de Jésus de Nazareth avant même que le tournage commence. Au moment où il a été choisi pour jouer le rôle, il vivait en couple avec sa petite amie. Mon dieu! On lui a demandé de se marier avant de commencer le tournage. La mini-série avait été commandée par le pape Paul VI. Benoït XVI l'a documentée.
J'ai fait la connaissance de Robert Powell par des recherches sur internet. C'est la curiosité qui me guidait. Il existe un site encore actif que l'on peut voir en cliquant ICI. J'ai trouvé la biographie et la personnalité de l'acteur fascinantes. À l'origine, Robert Powell devait jouer le rôle de Juda. Dustin Hoffman et Al pacino étaient pressentis pour jouer le rôle de Jésus de Nazareth.
Mais le producteur du film a été fasciné par le regard de Robert Powell. C'est ce qui lui a donné l'idée de l'essayer dans le rôle de Jésus et l'essai fut concluant. Il s'est avéré un messager aussi grand que nature.
Nul doute que sa façon d'interpréter le rôle a fortement influencé ceux qui ont vu la mini-série. Les textes sont puissants. En même temps, on doit admettre que ce que l'on rapporte a été transmis par des humains. La principale source d'information vient des textes rédigés vraisemblablement entre 65 et 110 ans après Jésus-Christ. On ne possède pas de copies originales. Avoir l'assurance que tout ce que l'on rapporte est vrai aiderait à se faire une idée sur l'origine du monde, imaginer si la vie sur terre peut relever du miracle ou d'une successions de hasards.
Plusieurs craignait que le rôle ne mettent fin abruptement à la carrière de l'acteur comme c'est souvent le cas lorsque l'on joue un rôle aussi marquant. Il n'en fut rien. Le reste de sa carrière fut aussi prodigieux comme en témoigne son impressionnante filmographie.Cliquez pour voir une entrevue récente (mars 2011). Malheureusement sa façon de s'exprimer ne m'a pas permis de comprendre ce qu'il raconte. Aidez-moi si vous le pouvez.
Si on n'y était pas autant habitués, on pourrait facilement croire que le cinéma, c'est une série de miracles: on entend un comédien anglais parler en français sous les traits d'un Juif célèbre qui ressemble tellement à l'image qu'on s'en fait. Le tout se déroule dans un lieu qui n'existe pas comme tel. Les décors et les effets spéciaux tiennent du prodige.
Dans la réalité, Robert Powell n'a ni les traits, ni le discours, ni la langue su personnage divin qu'il incarne. Et pourtant on le voit comme presque identique à l'original, Il a nourri la spiritualité de plusieurs générations à travers le monde sans en être lui-même un fervent disciple. Il a même longtemps aimé ne plus en entendre parler.
Dans les années qui ont suivi, il a même incarné aussi bien un alcoolique à la moralité douteuse pour qui les femmes et le jeu font partie du quotidien. Ce qui prouve que si le hasard change parfois toute une existence, c'est loin d'être toujours le cas. Il a incarné par hasard le fils de Dieu, sans être transformé pour autant. Le messager peut tout de même porter le message de façon spectaculaire et convaincante.
Aujourd'hui cependant, il a un tout autre regard sur le film et son tournage. Il est fier d'avoir eu la chance d'être choisi pour le rôle et il se rappelle tout ce qu'il a eu en investir pour le réaliser. L'épisode de la passion a été beaucoup plus exigeante qu'il n'aurait pu l'imaginer. Il a dû suivre un régime sévère pour perdre du poids, avoir l'air amaigri. Il a dû se passer de ses aliments préférés, notamment de fromage. Pas de poutine, de pizza ni même de pepsi comme dans la chansons de Jean-Pierre Ferland: Souris Jésus-Christ.
Je ne peux m'empêcher de vous suggérer au passage cette merveilleuse chanson de Jean-Pierre Ferland: God is an american Dans cette chanson, Jean-Pierre Ferland a voulu démontrer comment tout le monde à travers la terre a essayé de récupérer le message à son avantage.
Revenons à Robert Powell. Il est né en 1944, un mois avant moi. Aucun rapport. Là s'arrête la comparaison. N'en cherchez pas d'autres. Même si j'étais né avant lui, je n'aurais pas eu de chance de décrocher le rôle. Il ne faut pas trop en demander au hasard. :-)
Il ne faut surtout pas me demander de miracles de mon vivant. En terminant, voici un autre exemple frappant de synchronicité. Mon ami virtuel Barbe Blanche a publié, il y a deux heures un nouveau billet intitulé: Messagers?
Les messagers auxquels il fait allusion ce sont des corbeaux. Dans la mythologie maya, les corbeaux sont des messagers des dieux. Ils ont plusieurs connotations divines dans plusieurs mythologies.
J'ai déjà suivi des cours d'ébénisterie à l'atelier du Corbeau de Sherbrooke. On a choisi ce nom parce que le corbeau est le dieu du bois dans je ne sais plus trop quelle civilisation. Il existe plusieurs légendes sur les corbeaux. Selon l'une d'elles, des corbeaux auraient tenté d'enlever les clous de Jésus sur la croix. Personne n'est obligé de le croire. Mais nous sommes dans le sujet du billet. Un vrai miracle.









































